Le back-office qui transforme un portail de consultation en outil de production de données pour la branche.
L'espace Entreprise et l'espace Salarié sont des outils de consultation et d'action pour les adhérents. L'espace Fédération est l'outil de pilotage, d'administration et d'intelligence pour l'équipe COEDIS.
C'est un espace séparé, avec sa propre URL, mais qui partage le même univers graphique que la plateforme adhérents. Les utilisateurs sont 3 à 5 personnes maximum. L'enjeu n'est pas l'UX grand public, c'est l'efficacité opérationnelle : les bonnes données au bon endroit, la capacité à maintenir le contenu sans développeur, et la remontée automatique de l'intelligence de branche.
Roland Mongin (DG) n'a pas de vue spécifique dans l'espace fédération. S'il a besoin d'indicateurs de pilotage (adoption, ROI), ils peuvent être extraits sous forme de reporting PDF ou intégrés dans un point COPIL. Pas d'écran dédié.
L'espace fédération remplit trois fonctions distinctes. Elles ne s'adressent pas aux mêmes moments ni aux mêmes besoins, mais elles vivent dans la même interface.
La valeur de l'espace fédération repose sur un double flux. Un flux descendant (la fédération publie du contenu vers les adhérents) et un flux ascendant (les adhérents produisent de la donnée que la fédération capte et consolide).
Le flux ascendant est la vraie innovation. Exemples concrets de données captées implicitement :
Quand une entreprise génère une fiche de poste, elle déclare les compétences qu'elle recherche. Agrégé sur 400 adhérents, ça donne une carte des compétences en tension dans la branche que personne ne produit aujourd'hui.
Quand une entreprise utilise le diagnostic express (turnover, salaire, formation), elle partage ses indicateurs RH. Agrégé et anonymisé, ça enrichit les données de branche en temps réel, sans attendre l'enquête annuelle.
Quand un salarié explore la mobilité vers un métier émergent (PAC, IRVE), ça signale un appétit de reconversion que la fédération peut traduire en offre de formation.
Espace séparé, même UI. L'espace fédération est une application distincte (URL dédiée, authentification spécifique) mais qui partage le design system de la plateforme adhérents (charte COEDIS, composants, typographie). Pas de rupture visuelle, mais une séparation fonctionnelle claire.
Droits d'accès. Deux niveaux : administrateur (Cécile, Christine : accès complet) et contributeur (droits limités à l'édition de contenu sur un périmètre défini). Pas de profil "consultation seule" : si on accède à l'espace fédération, c'est pour agir.
Pas de formation admin en V1. Le périmètre formation côté administration reste à définir. En V1, les formations sont gérées comme du contenu statique (pas de CMS dédié). Le sujet sera précisé en atelier avec Cécile.
Anonymisation des données ascendantes. Les données captées par l'usage des adhérents (compétences sélectionnées, indicateurs de diagnostic) sont agrégées et anonymisées avant restitution dans le tableau d'intelligence. La fédération voit les tendances de branche, pas les données individuelles d'un adhérent identifié.
Export systématique. Chaque écran de pilotage et d'intelligence doit permettre l'export (PDF ou Excel) pour alimenter les supports de communication fédérale, les COPIL et les présentations aux partenaires (AKTO, pouvoirs publics).
L'espace fédération ne sera pas livré en une fois. Il suit la même logique EPIC que la plateforme adhérents. Proposition de séquencement :
EPIC 1 (prioritaire) : Administration du référentiel métiers + fiches pratiques. C'est le prérequis pour que la fédération puisse maintenir le contenu de la plateforme de manière autonome. Sans ça, chaque modification de fiche nécessite une intervention Le Cyclope.
EPIC 2 : Dashboard fédération + statistiques d'usage. Dès que la plateforme est en production, la fédération a besoin de savoir si elle est utilisée. C'est aussi le support pour les COPIL et le reporting vers la direction.
EPIC 3 : Données de branche (import/publication). Permet à Christine de mettre à jour les benchmarks sans intervention technique. Conditionne la fraîcheur du diagnostic express.
EPIC 4 : Tableau d'intelligence + collecte. Le plus stratégique mais le moins urgent. Il nécessite d'abord un volume d'usage suffisant côté adhérents pour que les données agrégées aient du sens. À lancer quand la plateforme a atteint un seuil d'adoption.
Quelle granularité dans les stats d'usage ? Est-ce que la fédération veut voir l'activité par entreprise nommée (Rexel, Sonepar...) ou seulement par segment (taille, région) ? Ça impacte le consentement et la communication aux adhérents.
Quel levier d'engagement pour la collecte ? L'idée "les contributeurs accèdent aux benchmarks détaillés, les autres à une version allégée" est puissante mais doit être validée politiquement par la direction.
Quel périmètre pour l'administration de la formation ? En V1, on gère les formations comme du contenu statique. Mais si COEDIS obtient Qualiopi, il faudra un vrai back-office de gestion des sessions, inscriptions, émargements. C'est un projet dans le projet.
Quelle fréquence de mise à jour des données de branche ? Annuelle (calée sur l'enquête COEDIS) ? Trimestrielle (si les données ascendantes complètent) ? Ça conditionne l'architecture de l'import.
Quel seuil d'adoption pour lancer l'EPIC Intelligence ? 50 entreprises actives ? 100 fiches de poste générées ? Il faut un critère objectif pour déclencher le chantier.